Quelqu’un priait sur ma tombe – Jean Claude Melka

quelqu_un_priait_sur_ma_tombe-melkaCe livre fait partie du lot gagnant du prix VSD du polar 2013, catégorie Coup de Coeur.

J’ai trouvé la lecture agréable, mais j’ai été gênée par l’écriture, avec des points de suspension et des points d’exclamation à tous les paragraphes, ce qui se rapproche du style parlé, mais que je n’aime pas trouver dans un livre.

Pour l’histoire, c’est plutôt malin, même si finalement on ne connaîtra jamais le fin mot de l’histoire, ce qui est un peu dommage puisqu’on ferme le livre en se disant « tout ça pour ça… ».

J’ai donc passé un bon moment mais je n’étais pas accrochée à mon bouquin pour savoir ce qui allait se passer.

Voilà le résumé:

Un flic à la fois intègre et hors la loi… Un double jeu des plus dangereux ! Le commissaire Maxime Hobart, mis au placard pour son zèle dans une affaire scabreuse, semble attendre la retraite, la mort dans l’âme. Tout va basculer, à la suite de la visite d’une jeune femme qui lui fait une requête des plus étranges… Foudroyé par cette beauté superlative, Hobard accédera à sa demande malgré le désaccord de sa hiérarchie. Cette investigation le conduira, entre autres, dans les méandres de la prostitution belge. Entre enquête criminelle et quête d’identité, il croisera la route de personnages aux intérêts dangereusement opposés. Jusqu’au terme d’une vengeance impitoyable !

Pour conclure, je dirais que ce n’est pas le livre de l’année, mais il est vrai que le prix VSD est un peu différent des autres, dans la mesure où il met en avant des auteurs qui n’ont jamais été publiés et qui bénéficient de communication dont il n’auraient pu rêver sans ce prix. Alors peut être qu’il faut être plus ouvert, se dire que c’est une première et que l’auteur affinera sa plume au fil du temps. On peut le lui souhaiter en tout cas, même s’il n’a pas commencé facilement en utilisant un héros qui me parait difficilement réutilisable ensuite….

J’ai jeté un oeil sur les polars qui ont fait partie de ce lot gagnant les années passées, sans que je relève un nom que j’aurais pu croiser dans mes pérégrinations livresques.

Cela prouve à nouveau à quel point il est difficile pour un auteur de se faire connaître et surtout la difficulté et le travail que représentent l’écriture d’un livre: il faut une bonne intrigue, un bon style, des personnages forts et un je-ne-sais-quoi en plus qui permet de faire prendre la mayonnaise….

Un chemin semé d’embûches, donc. Bon courage à tous les jeunes auteurs!

366 pages, Ed. Les Nouveaux Auteurs, 2013

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