Elric, Intégrale 1 – Michael Moorcock

elric-integrale_1-michael_moorcockCe livre là doit faire partie des tous premiers livres que j’ai mis sur ma liste de lecture. Le temps passe, on en entend parler à droite et à gauche, mais sans jamais sauter le pas. Trouver 3 tomes en un, et dans une édition qui n’est pas trop grosse pour mon sac à main m’a donné l’occasion!

Comme à chaque fois, je me suis lancée dans la lecture sans trop d’à priori et sans trop me renseigner. Au bout d’un moment, j’ai eu un doute et ai vérifié: le premier tome a été écrit en 1961, ce qui explique cette sensation, ce je-ne-sais-quoi de désuet.

Et une fois qu’on garde le paramètre de la date en tête, on est frappés par la qualité de l’intrigue et le style novateur. Des sagas de fantasy, il en existe des centaines, mais celle-ci fait partie des premières, de celles qui ont ouvert la voie.

Du coup, peut être est ce du à la date de parution ou à la nouveauté, toutes les histoires ne sont pas du même niveau, l’auteur cherche peut être encore son style. J’ai tourné plus ou moins vite les pages selon les tomes.

Ce livre comprend les 3 premiers livres, donc:

– Elric des dragons

– La forteresse de la perle

– Le navigateur sur les mers du destin

Tous ont des ambiances tout à fait différentes, ce qui m’a particulièrement surprise entre le tome 1 et le tome 2.

Le premier positionne Elric, ses amis et ses ennemis, ainsi que la légende qui entoure son peuple et son île.

Mais Elric décide ensuite de partir explorer le monde, et part à l’aventure, chaque aventure étant retracée dans un tome. On voyage avec lui au travers de mondes oniriques, sans jamais savoir où est le rêve et où est la réalité, et on voyage également entre les mondes, un peu comme un mélange du film Inception et de la vieille série Sliders, les mondes parallèles, le tout entouré de mélancolie. On ne sait jamais vraiment si Elric est gentil ou méchant, et s’il agit sous sa propre volonté ou en étant manipulé par des forces qui le dépassent.

Les héros secondaires changent avec chaque tome. On garde les amis d’Elric comme un vieux souvenir, sans jamais avoir de leurs nouvelles (dans ces 3 premiers tomes en tout cas).

Tout ça donne un cocktail assez détonnant, je comprends que cette saga n’ait laissée personne indifférent. Chaque histoire étant indépendante, pas besoin de se ruer sur la suite, il n’y a pas vraiment de cliffhanger à la fin: Elric termine une aventure et part vers la suivante. C’est un rythme assez reposant, qui permet de se laisser le temps de souffler. Je crois d’ailleurs que l’histoire gagne à ne pas être lue à la suite: cela permet de ne pas être soufflé par le changement radical d’ambiance et on perd moins de temps à se glisser dans l’histoire si on a moins le dernier livre en tête.

Pour les fanatiques du genre, cette saga me paraît être incontournable…. En tout cas, elle a réussi à survivre au milieu de tous les autres livres du même genre, ce qui en soit laisse penser qu’elle a un cachet particulier.

Me concernant, je ne pense pas la mettre sur mon podium des livres préférés. J’ai été impressionnée par la qualité du texte et des ambiances, mais tout reste très masculin et un chouïa trop mélancolique pour moi. L’inégalité entre les tomes ne plaide pas non plus en la faveur du livre: le 3e livre ne m’a que moyennement convaincue, et m’a laissé une sensation très brumeuse. Il faut maintenant voir si le tome suivant dissipe, ou non, ce brouillard….

600 pages, Ed. Pocket, 2013. Trad. D. Halin – G. Lebec – G. Barlow

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