Dans la maison de l’autre – Rhidian Brook

dans_la_maison_de_l_autre-rhidian_brookA priori, ce genre de livre met du temps à me convaincre de commencer la lecture. Les histoires sur la guerre, les gens qui ont des actes héroïques quand d’autres sont affreusement méchants, j’ai toujours peur que ce soit trop mièvre.

Mais là, je me suis laissée emporter par l’histoire, et je n’ai pas vu les pages défiler. C’est écrit d’une manière très émouvante, sans chichis mais de manière assez efficace.

L’histoire se déroule dans une Allemagne détruite, aux mains des gagnants de la guerre, dans la partie britannique. Tout est à construire et les anglais se servent largement de l’ensemble des choses qui sont à leur disposition, de la vaisselle aux maisons, en passant par les domestiques, les bijoux et les toiles de maître. C’est un pan de la guerre et surtout de la fin de la guerre auquel je n’ai jamais vraiment songé, ce qui m’a paru intéressant.

Il y a forcément une morale à l’histoire, mais tout n’est pas forcément téléphoné, et les protagonistes se retrouvent mêlés à un maelstrom de sentiments, parfois très contradictoires, mais qui sont dépeints très justement, d’une façon presque pudique. Aucun étalage de sentiments, plutôt une juste retenue pleine de finesse.

C’est un livre très élégant, sur un sujet qui l’est bien moins et qui nous fait nous interroger sur la guerre et les conséquences pour les peuples, qu’ils soient vainqueurs ou vaincus – personne n’en est sorti indemne. Ce qui est certain c’est qu’il est facile pour nous de juger, alors que nous ne l’avons pas vécue. D’ailleurs, l’auteur se garde bien de juger, mais nous fait évoluer dans un univers où tout est gris… recouvert de cendres…

Bref, j’ai trouvé ça très bien, et je me souviendrais de cette histoire, ce qui me permet donc de dire que c’est un livre de qualité….

(je trouve que la 4e de couverture est plus mièvre que le roman en lui même. Comme à chaque fois, méfiance avec ce genre de choses; les résumés sont dangeureux!! Par contre, le titre est parfait, et la couverture aussi, il y a quand même des éléments qui trouvent grâce à mes yeux!)

Hambourg, 1946.

Après la défaite des forces de l’Axe, le pays est en ruines et la nation brisée. Lewis Morgan, colonel de l armée britannique est chargé de superviser les opérations de reconstruction de ce territoire dévasté et de « dénazification » de la population. Ses supérieurs réquisitionnent à son intention une belle demeure sur les bords de l’Elbe, où son épouse, Rachael, et son fils Edmund vont bientôt le rejoindre.

Refusant de mettre les propriétaires allemands un veuf et sa fille traumatisée à la porte de chez eux, Lewis insiste pour que les deux familles partagent la maison. Dans cette ambiance oppressante, inimitiés et hostilités vont laisser place à un sentiment plus fort encore : la passion…

336 pages, Ed. Fleuve noir, 2013. Trad. G. Merchez et F. Daber

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