La cité des livres qui rêvent – Walter Moers

la_cite_des_reves_qui_revent-walter_moersBien bien bien. Il y a des articles faciles à écrire et d’autres où je patine, et là, je vais patiner carrément.

Non pas parce que je n’ai pas aimé le livre mais parce que c’est tellement loin de tout ce que j’ai pu lire que je ne sais pas comment en parler. 

Je m’explique: déjà, la couverture est bizarre, le format aussi, il y a des dessins dans le livre (en noir et blanc, presque terrifiants), le personnage est un dragon qui ne sait pas voler et qui évolue dans un monde où les livres sont absolument partout, etc. Je crois que je n’aurais jamais lu ce livre s’il ne m’avait pas été offert, avec un tel pitch, suis-je la seule? Et je reconnais avoir hésité pendant la première partie en me posant des questions du genre:

Qu’est ce que je lis? Pourquoi je ne comprends rien? Où va t on? et surtout: Est ce que je continue à lire?

Bon, j’ai continué, parce qu’on m’a offert le livre, et que j’ai commencé à tourner les pages en plus en plus vite.

Voilà, pèle mêle ce que je peux dire de tout ça:

C’est un livre prévisible qui ne l’est pas. On se doute de l’endroit où on va, mais l’univers tellement barré nous promène et on ne sait pas comment on va arriver là où on va. Oui, c’est très paradoxal, mais j’ai rarement été confrontée à un tel univers. Et les personnages sont attachants, ça contribue largement à la réussite de l’histoire.

C’est un livre pour les amateurs de livres; les livres prennent vie, on est imprégnés de l’odeur des livres, tout est Livre.

C’est un livre d’aventure, tout est plein de rebondissements, de courses poursuites, de tentatives de meurtres, avec plein de créatures toutes aussi différentes les unes des autres.

C’est un livre qui est écrit pour les « jeunes ». Bon, après l’avoir lu, je ne suis pas bien sûre que ce soit pour les jeunes. Déjà, il y a plein de monstres dans le noir, des mots compléments farfelus et surtout un univers tellement personnel et atypique qu’il faut un certain temps d’adaptation. C’est un livre un peu oppressant, parce que une grande partie de l’histoire se déroule en sous sol, et on étouffe par moments. Je dirais donc que c’est pour « jeunes » courageux voire carrément pour adultes. Ce qu’il faut en tout cas, c’est avoir une imagination débordante, à la hauteur de l’univers et je vous garantis que la barre est assez haute!

Enfin, pour terminer cet article qui n’a ni queue ni tête, je dirais qu’il y a tout de même des longueurs mais que j’ai réussi à m’en accommoder et j’ai simplement lu parfois en diagonale. Mais c’est fréquent, et pour moi, cela ne remet pas en cause la qualité de l’histoire.

Bref, je suis la première surprise: c’est une pépite. Une pépite carrément improbable, une pépite archi-surprenante mais une pépite quand même. Donc si l’univers vous évoque quelque chose (je suis navrée de toutes ces explications bizarres, mais lisez le livre et vous comprendez!) laissez vous tenter par cette histoire. Farfelue, abracadabrantesque… mais amoureuse des livres. Donc, si vous aimez les livres, suivez le dragon!

455 pages, Ed. du Panama, 2005. Trad. F. Mathieu & D. Taffin

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