Le cycle d’Ender, T2, La voix des morts – Orson Scott Card

 la_voix_des_morts-le_cycle_d_ender-2-orson_scott_cardLa stratégie Ender a été une véritable surprise pour moi. J’avais passé un très bon moment de lecture alors que la SF, les histoires de combats intergalactiques et les manœuvres militaires ne sont pas mes sujets préférés. Je me suis donc ruée sur ce second tome, ravie de retourner dans les étoiles. 

Et… c’est surprenant.

En dehors de la présence d’Ender, de de quelques personnages, l’histoire n’a rien à voir avec le premier livre. Pas de combat galactique, à peine quelques vaisseaux et voyages dans l’espace…

On découvre une planète et leurs habitants, que les humains observent à distance, derrière une clôture, sans intervenir par peur de les influencer. Mais un des humains est assassiné sans motif apparent, et Ender décide d’intervenir, afin d’éviter que se reproduise le génocide qu’il a lui même commis envers les Doryphores des milliers d’années auparavant.

Si on part, comme moi (et beaucoup d’autres lecteurs) dans l’idée d’une histoire qui se poursuit, la chute est rude. Aucune stratégie militaire, aucun combat même: on parle d’arbres, de chèvres, et de culture céréalière, le tout avec des cochons humanoïdes intelligents.

Alors dit comme ça, vous vous demandez sûrement pourquoi j’ai tout lu, et surtout pourquoi ce livre a eu autant de succès: il a été primé de manière assez prestigieuse, est un succès mondial et n’est « que » le second tome d’un cycle qui en compte 6 (même si, apparemment, il n’est pas le second chronologiquement parlant).

Je dois avouer que c’est un peu long par moment, toutes ces histoires, avec ces termes compliqués, cette incompréhension de la race qui habite cette planète, les Piggies, qui est entretenue pendant une longue partie de l’histoire, mais, il y a quelques messages qui méritent réflexion et c’est finalement un livre qui peut se lire à plusieurs niveaux et qui est plus profond qu’il n’y paraît.

Certains le qualifient d’ailleurs de délire mystique, psychologique, religieux… et c’est certainement le cas. C’est aussi un livre qui parle d’écologie, du nécessaire respect de l’écosystème qui nous entoure et de notre dépendance vis à vis de cet écosystème, qui parle de la différence, de l’exclusion, de la haine, du racisme… et j’en passe.

C’est très métaphysique donc, et il faut être prêt à lire ce genre d’histoire avant d’ouvrir le livre, sans quoi on risque de fermer très vite et de passer à autre chose.

Il m’est difficile de dire que j’ai aimé ce livre. Je ne l’ai pas détesté, puisque je l’ai lu. Mais je ne suis pas sûre d’avoir aimé non plus. Mais j’ai réfléchi et c’est le genre de livre où j’aurais pu noter certains passages pour m’en inspirer, ou m’en souvenir, si j’écrivais sur mes livres.

Mitigée je suis, mitigée je resterai, et incertaine je suis de lire la suite. Les avis sont mitigés aussi… Décidément, je n’arrive pas à poursuivre les grands cycles de SF! Dune est abandonné dans un coin, trop compliqué pour mes neurones fatigués du moment.

Intéressant donc. Mais c’est tout! Si je dois m’accrocher, et que je passe à côté du truc du siècle (comme c’est apparemment le cas pour Dune, donc je vais m’accrocher, je PEUX le faire!), lâchez vous dans les commentaires 🙂 !

446 pages, Ed. J’ai Lu, 2011. Trad. D. Lemoine

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