L’île du serment – Peter May

L'île du serment - Peter MayJ’ai lu tout (sinon tout, du moins beaucoup) de Peter May. Grand chouchou avec la saga chinoise que j’ai dévorée, surprenant avec la saga écossaise (quel changement de décor et d’ambiance!), bref, je ne suis pas sûre d’être tout à fait objective quand il s’agit de cet auteur.

On embarque cette fois ci pour un décor radicalement différent, les îles de la Madeleine, loin, là haut, au Canada. Huis clos étouffant, mais ce n’est pas une nouveauté dans le style de l’auteur. Paysages magnifiques, bouffées d’air frais et pur, on vit la nature comme dans tous les autres romans de l’auteur, et, alors que j’ai lu le livre il y a quelques temps, c’est vraiment cette partie là que je garde de manière très précise en mémoire.

L’histoire est d’apparence assez banale, un meurtre à résoudre, un suspect facile, mais elle prendra une dimension différente, un peu mystique, pour faire écho à des événements survenus quelques siècles plus tôt.

Ce n’est donc pas un polar conventionnel, mais plutôt un roman qui mêle intrigue policière, roman d’aventures (par le côté nature, découverte d’un endroit méconnu, etc – pas du tout par l’action) mais également une belle histoire d’amour, un peu mélancolique par moments. Ingrédients qui peuvent ne pas plaire aux amateurs de polars purs jus… J’ai accepté de me laisser entraîner dans l’histoire, et même si je reconnais volontiers que ce n’est pas le meilleur que j’ai lu de cet auteur, c’est tout de même un moment fort sympathique, et rien que pour l’air chargé d’iode et d’embruns que j’ai pu respirer pendant quelques pages, j’étais ravie du voyage.

Les fans de Peter May suivront, je suis moins convaincue que les autres nous retrouveront. Si toutefois vous n’êtes pas lecteur, jetez vous sur la série chinoise et/ou sur la série écossaise, vous ne serez pas déçus!

Pour la 4e de couverture: Kirsty Cowell a-t-elle poignardé son mari à mort, cette nuit tourmentée sur Entry Island, à l’extrême-ouest du Canada ? Tous le croient, tout l’accable et pourtant Sime Mackenzie, l’enquêteur chargé de l’interroger, ne peut se résoudre à l’accuser. Mais cet étrange sentiment de familiarité qu’il éprouve à son égard n’est-il pas une arme dangereuse offerte à une femme manipulatrice ? À moins que les rêves étranges qui le ramènent à la vie de son aïeul, émigré des Hébrides en terre de Québec au dix-neuvième siècle, ne recèlent une part du mystère ?

520 pages, Ed. Babel, 2016. Trad. J.R. Dastugue

 

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