Le voyeur du Yorkshire – Peter Robinson

Le voyeur du Yorkshire - Peter RobinsonEn lectrice disciplinée, je voulais commencer à lire du Peter Robinson dans l’ordre, ce qui a évidemment un peu compliqué les choses; la première histoire date de 1987, elle n’est pas si facile à trouver que ça.

Et puis, au détour d’une promo chez mon libraire virtuel (après moult recherches infructueuses chez mon libraire d’occasion), le voilà. Hop, acheté, et hop… lu.

J’ai commencé sans être convaincue, il y avait de grands passages descriptifs, je trouvais ça long, mou… et l’engrenage tourne, doucement, discrètement, et je me suis retrouvée coincée dans l’histoire, alors même que, j’avoue: il ne se passe pas tant de choses que ça.

Mais, la mayonnaise prend, les personnages sont sympathiques, l’ambiance délicieusement British, et me voilà avec un stock de lectures conséquent pour plus tard! Peter Robinson fait partie des auteurs prolifiques avec une vingtaines d’aventures de l’inspecteur Banks à son actif.

Je n’avais pas lu le résumé et j’avais bien fait; c’est beaucoup mais alors beaucoup trop explicite. Le titre résume bien ce qui se passe d’ailleurs: Banks vient d’arriver dans une bourgade tranquille du Yorkshire. Mais un voyeur vient semer le trouble dans cet environnement paisible…. mais d’autres dangers rôdent dans les ombres.

Si tu veux profiter un tantinet de l’histoire, résiste à la tentation de la 4e de couverture et on en reparle quand tu auras lu le livre, ok?

A bientôt Banks, pour de nouvelles aventures!

347 pages, Ed. Le Livre de poche, 2007. Trad. J. Esch

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Block 46 – Johana Gustawsson

Encore un polar qui vient du froid… et qui fait franchement froid dans le dos.

Trouvé lors de la grosse OP de bragelonne (Merci Zoé pour l’info, merci Bragelonne d’avoir proposé certains livres à 0,99€ pendant une semaine..), j’admets que le prix a largement contribué à ce que j’achète le livre. J’essaie d’alterner polar et fantasy, histoire de ne pas me lasser d’un genre, et surtout, de ne pas vous lasser, vous amis lecteurs 🙂

Il est difficile de dire ce que genre de livre est, ou pas, un coup de coeur. C’est un peu trop violent et sombre pour en être un, mais ce qui est certain, c’est que l’histoire nous embarque et on est assez vite accroché aux aventures de nos héros frigorifiés.

J’ai simplement un énorme coup de gueule, qui a failli me faire poser le livre: allez savoir pourquoi, l’auteur décide d’exposer l’histoire via des personnages très secondaires; il y en a un qui est d’une vulgarité crasse et misogyne en super bonus. Le premier passage avec ce bonhomme arrive assez vite dans le livre, j’ai d’abord cru que ce serait tout du long comme ça, mais non, ouf! Sans quoi, j’aurais vite arrêté ma lecture, tant c’était insupportable. Pas compris l’intérêt!

Sinon, c’est un polar/thriller sombre, qui alterne flashbacks et temps présent, et qui nous plonge dans l’enfer des camps de concentration, on se demande d’abord où on va, mais on y va, et la lumière se fait petit à petit, inexorablement, vers le fin mot de l’histoire. En lecteurs assidus du genre, vous imaginerez les chutes, et les twists (évidemment qu’il y en a!) mais vous profiterez tout de même du voyage.

Ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains, vous l’aurez compris.

La 4e de couverture en dit beaucoup, mais comme tout se met en place assez vite dans l’histoire, vous ne perdez pas trop d’effet de surprise.

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Pour les amateurs du genre, c’est une bonne option! Les commentaires sont assez mitigés sur la toile, mais je l’ai trouvé efficace. Est ce que je vais m’en souvenir dans 3 mois, c’est une autre histoire, mais il aura eu le mérite de me faire passer un moment somme toute distrayant!

La « suite » ou en tout cas les aventures suivantes de l’héroïne, Alexis, sont disponibles, c’est donc que l’histoire rencontre un certain succès.

480 pages imprimées, Ed. Milady, 2016. Trad. M. Jakubowski

 

Soul of London – Gaëlle Perrin-Guillet

Soul of London - Gaëlle Perrin-GuilletEncore un livre qui a atterri sans que je me souvienne comment dans ma liste de souhaits chez mon libraire en ligne (bon, maintenant que j’ai fait mon enquête post lecture, je vois que le livre est à peu près partout, il aurait donc fallu que j’y mette du mien pour passer à côté, mais c’est déjà arrivé…). A l’heure où j’écris ce petit mot, le prix pour la version électronique est de 2€, et franchement, ça vaut le coup. Lire la suite

Les enfants du cap – Michèle Rowe

Les enfants du cap - Michèle RoweLes avis sont mitigés sur ce livre, et je comprends pourquoi. Tout est une histoire, à mon sens, de point de vue de départ: vous attendez un polar ou vous attendez un roman qui se passe en Afrique du Sud.

Et c’est vrai qu’on part quand même un peu orientés, puisqu’un joli bandeau sur la couverture dit clairement que c’est un polar. Alors que, j’ai lu, très justement je trouve, des commentaires qui parlent d’un roman….

Du polar, ce livre aura le meurtre, et l’enquête, même si l’intrigue ne suffit pas à elle seule à porter le livre. L’auteur se concentre beaucoup sur les conditions de vie, les préjugés, la position de la femme, la vie des noirs post Apartheid, la vie des blancs, le développement économique mais aussi la corruption, la violence, la misère…etc, et l’intrigue peine à avancer dans tout ça.

J’ai traîné la patte aussi, et le résumé ne m’a pas aidé puisqu’il annonce un duo qui n’arrive qu’à la fin de l’histoire… mais qu’on attend tout du long…

Un roman sur fond d’enquête criminelle qui se passe en Afrique en Sud, voilà ce qu’est ce livre. Les amateurs de polars pur jus ne sont pas tous contents du voyage, et je les comprends! Pas un page turner chez moi, pas sûre de retenter l’aventure avec cet auteur.

(et du coup, j’ai déjà pris du retard dans les articles de blog…. !)

Bref, je ne vais pas vous coller le résumé en entier, puisqu’il ma déplu, mais voici la version qui me paraît suffire:

Persy Jonas, jeune inspectrice noire issue d’un township, enquête sur un meurtre qui la renvoie à sa propre histoire. 
Tensions raciales, préjugés, corruption, violence… Avec cette première enquête de Persy Jonas, couronnée par le Debut Dagger Award, Michèle Rowe autopsie la réalité sociale d’une Afrique du Sud postapartheid rongée par ses vieux démons.
 
Plus que l’intrigue, classique et bien troussée, ce sont le décor et le contexte politique qui contribuent à l’originalité de ce roman. Pascale Frey, Elle.

512 pages, Ed. Le Livre de poche, 2017. Trad. E. Ménévis