L’exécutrice T1, le Baiser de l’Araignée – Jennifer Estep

l'exécutrice, T1, le baiser de l'araignée - jennifer EstepCette chronique pourrait s’intituler: « où comment se faire avoir en beauté ».

J’ai pris du retard dans ma publication, c’est souvent le cas quand je bute sur un livre ou… quand j’enchaîne tous les tomes de la série sans pouvoir m’arrêter. Et PIRE! maintenant que j’ai changé de version de Kindle, l’autre était vraiment en trop piteux état, je peux acheter la suite d’un clic après la dernière page.

Damned.

Donc en vrai, dans ce post, il y a plutôt… 7 tomes. Je vous épargne la chronique tome par tome: de toute façon, si vous appréciez la série, vous lirez la suite, et vous aurez raison 😉

Cette série est pile ce dont j’avais besoin en ce moment: facile à lire, avec de l’action, de l’aventure, de l’amouuuur… et vu le nombre de livre lus en si peu de temps, vous vous doutez bien que j’ai beaucoup beaucoup accroché.

Comme toute série de ce type, il y a des défauts, des ficelles… ET ALORS? ben on aime quand même. Voilà!

On plonge dans un univers où se mêlent magiciens, humains, géants, nains, vampires, qui vivent dans une ville que l’on pourrait connaître, roulent en voiture, mangent des burgers, lisent des livres et surtout, évidement, ils s’entre tuent! Enfin les très méchants cherchent à tuer les très gentils (et les quelques « gris » qui les accompagnent) et les très gentils ripostent donc. Tout ceci est fort convenu, me direz vous. Oui, mais parfois c’est bien fait, est c’est le cas ici: l’ambiance est juste comme il faut, avec une touche de glamour (et de glauque aussi), les aventures se suivent et ne se ressemblent pas forcément, les méchants changent, les héros arrivent, repartent, évoluent… je me suis attachée à tout ce petit monde!

L’araignée, Gin Blanco, que nous allons suivre au fil des pages (et des tomes…) est une tueuse à gages. Elle fait partie de l’élite de sa profession, et fait preuve d’une efficacité à toute épreuve, aussi discrète qu’une ombre, presque une légende, et surtout, elle tisse sa toile avec patience autour de ses cibles. Forcément, ça peut que déraper, on ne va pas simplement suivre l’araignée dans la réalisation de ses contrats, ce serait un chouïa ennuyeux. Elle sera donc contrainte, de faire des alliances improbables pour arriver à ses fins et sa ténacité sera mise à rude épreuve.

Bref, elle va en prendre plein la figure, et même si on sait qu’elle sera encore là pour le tome suivant, on ne peut que souffrir pour elle!!

Si ce genre de série vous plaît, foncez!

Gros bémol, comme j’ai vraiment « binge-readé » la série, je déplore les répétitions, que ce soit pour poser le décor des épisodes précédents ou faire une liste des différents traits de personnalités et talents, mais elles permettent au lecteur normal de se remémorer ce qui s’est passé… mais on va dire que c’est ma faute, cause lecture intensive non prévue par l’auteur (oui, elle aurait du, je sais, mais que voulez vous…).

Je me suis arrêtée là, mais la suite est dispo (hiiiiii – je suis addict) en anglais, et peut être (je dis bien peut être) que je vais me laisser tenter, sachant tout de même que j’ai une quantité assez impressionnante de livres qui m’attend et que donc, je me cherche d’autres os à ronger entre temps 🙂

346 pages, Ed. J’ai Lu, 2011. Trad. A. Girard

Le livre de Saskia, T1, Le Réveil – Marie Pavlenko

Le livre de Saskia, T1, Le Réveil - Marie PavlenkoCette histoire fait partie de ceux qui ont bien plu à Zoé (clic pour son blog) et j’ai eu envie de m’y intéresser.

Période (bis repetita) de fatigue oblige, je suis ravie de me réfugier dans des livres à la lecture faciles mais qui arrivent à me faire sortir mon quotidien de l’esprit. Saskia a parfaitement rempli son rôle, un rythme agréable, une intrigue qui se construit doucement (peut être un peu trop d’ailleurs?) mais qui annonce une suite (2 tomes déjà parus qui complètent la trilogie) qui prévoit d’être intéressante.  Lire la suite

L’île du serment – Peter May

L'île du serment - Peter MayJ’ai lu tout (sinon tout, du moins beaucoup) de Peter May. Grand chouchou avec la saga chinoise que j’ai dévorée, surprenant avec la saga écossaise (quel changement de décor et d’ambiance!), bref, je ne suis pas sûre d’être tout à fait objective quand il s’agit de cet auteur.

On embarque cette fois ci pour un décor radicalement différent, les îles de la Madeleine, loin, là haut, au Canada. Huis clos étouffant, mais ce n’est pas une nouveauté dans le style de l’auteur. Paysages magnifiques, bouffées d’air frais et pur, on vit la nature comme dans tous les autres romans de l’auteur, et, alors que j’ai lu le livre il y a quelques temps, c’est vraiment cette partie là que je garde de manière très précise en mémoire.

L’histoire est d’apparence assez banale, un meurtre à résoudre, un suspect facile, mais elle prendra une dimension différente, un peu mystique, pour faire écho à des événements survenus quelques siècles plus tôt.

Ce n’est donc pas un polar conventionnel, mais plutôt un roman qui mêle intrigue policière, roman d’aventures (par le côté nature, découverte d’un endroit méconnu, etc – pas du tout par l’action) mais également une belle histoire d’amour, un peu mélancolique par moments. Ingrédients qui peuvent ne pas plaire aux amateurs de polars purs jus… J’ai accepté de me laisser entraîner dans l’histoire, et même si je reconnais volontiers que ce n’est pas le meilleur que j’ai lu de cet auteur, c’est tout de même un moment fort sympathique, et rien que pour l’air chargé d’iode et d’embruns que j’ai pu respirer pendant quelques pages, j’étais ravie du voyage.

Les fans de Peter May suivront, je suis moins convaincue que les autres nous retrouveront. Si toutefois vous n’êtes pas lecteur, jetez vous sur la série chinoise et/ou sur la série écossaise, vous ne serez pas déçus!

Pour la 4e de couverture: Kirsty Cowell a-t-elle poignardé son mari à mort, cette nuit tourmentée sur Entry Island, à l’extrême-ouest du Canada ? Tous le croient, tout l’accable et pourtant Sime Mackenzie, l’enquêteur chargé de l’interroger, ne peut se résoudre à l’accuser. Mais cet étrange sentiment de familiarité qu’il éprouve à son égard n’est-il pas une arme dangereuse offerte à une femme manipulatrice ? À moins que les rêves étranges qui le ramènent à la vie de son aïeul, émigré des Hébrides en terre de Québec au dix-neuvième siècle, ne recèlent une part du mystère ?

520 pages, Ed. Babel, 2016. Trad. J.R. Dastugue

 

The Paper Magician – Charlie N. Holmberg

The Paper Magician - Charlie N. HolmbergCANON! Alors oui, non seulement la couverture est très très chouette (si vous me lisez, vous savez que je suis difficile en la matière…) mais l’histoire est vraiment au niveau.

J’ai été happée dès les premières pages de cette histoire, et j’ai retrouvé un rythme de lecture quasi normal tant j’avais envie de savoir ce qui allait arriver à nos héros (et à leurs acolytes de papier).

C’est un univers tout à fait magique, fait de cocottes en papier et autres origamis adorables (et moins adorables, mais c’est le jeu), vraiment charmant, qui va forcément tourner un peu vinaigre, mais sans que la violence prenne le dessus.

Je trouve que c’est une histoire assez difficile à catégoriser, je dirais que c’est presque poétique… J’ai même vu que certains comparaient l’univers avec celui du studio Ghibli, et je crois qu’ils ont raison!

Bon, l’histoire est rapide, alors qu’on aurait aimé la faire durer un peu.. peut être que les deux tomes suivants seront plus étoffés (espérons que cela ne noiera pas pour autant l’histoire!)

 Je recommande, lecteurs jeunes et moins jeunes, qui cherchent à mettre de la poésie dans leur quotidien et qui aiment faire des origamis! 🙂

La 4e de couverture en dit trop, donc vous ne la trouverez pas ici – elle vous ruine en quelques lignes la première moitié de l’histoire, je suis RAVIE de l’avoir zappée…. Ma version serait: Ceony Twill, 19 ans, a été assignée à la magie de papier, elle qui rêvait de se lier au métal. Elle entre donc en apprentissage à contrecœur chez son maître, Emery Thane, un des rares magiciens de papier… Ceony devra apprendre à cohabiter avec Emery et ses acolytes un peu spéciaux, et devra travailler dur pour espérer maîtriser la magie de papier et donner vie à ses créations. Elle découvrira aussi les secrets de son maître, à ses risques et périls!

La suite est évidemment dans ma liste de lecture, mais je vais éviter de vous faire des posts à la queue leu-leu de livres issus des mêmes sagas, ça vous enquiquinerait (et vous auriez raison!).

232 pages imprimées (lu en version Kindle), Ed. Amazoncrossing, 2016. Trad. A. Tal

Fille du sang, les joyaux noirs T1 – Anne Bishop

La trilogie des joyaux noirs, T1, Fille du sang - Anne BishopJ’avais envie de fantasy, (et le papa Noël a été généreux en bons cadeaux chez mon libraire virtuel préféré – Merci!) et je me suis penchée sur cette trilogie, très bien notée, qui était sur ma liste de lecture depuis un moment.

C’est une histoire qui se mérite. C’est compliqué, on a l’impression de ne RIEN comprendre (mais alors vraiment RIEN) au début, j’ai peiné, je me suis même demandé si j’avais zappé un tome avant, si j’allais lâcher… et à un moment donné tout bascule, le rythme de lecture s’accélère et une fois la dernière page terminée on cherche frénétiquement la suite.

J’ai été raisonnable, je me suis contentée de l’ajouter à ma liste de lecture (j’ai trop de choses à lire et envie de variété) mais je sais que je retrouverais avec plaisir cet univers un peu particulier.

Une histoire de (dark?) fantasy, dans un monde où les femmes soumettent violemment les hommes, où les espèces cohabitent (des personnages comme nous, des personnages avec des ailes…?? un savant mélange), où les démons et les fantômes coexistent, où les gens vivent des millénaires et où la magie, en tout cas, domine.

On y parle de la « sauveuse », qui permettra aux espèces de revivre après une période de tyrannie, mais on y parle aussi d’inceste, de viol, de torture, de domination, de réconciliation, de « vivre ensemble », d’amour, etc. Au passage, notez que ce livre est à destination d’un public averti – vu les sujets, c’est compréhensible – il y a, en effet, certaines scènes qui peuvent perturber des jeunes (violence et/ou érotisme). Ce n’est donc pas à mettre dans toutes les mains.

Je ne sais pas comment seront les tomes suivants, mais celui là m’a marquée (et pourtant, j’en ai lu de la fantasy). C’est vraiment bien, mais il faut accepter de se laisser mener par le bout du nez pendant une bonne partie de l’histoire, le temps de se familiariser avec l’univers et d’en apprécier les nuances…

La 4e de couverture (pour planter le décor… Attention, malgré les pages explicatives au début, on patauge et il faut gérer les noms, les races, les pouvoirs, et… les joyaux!- peut être plus facile avec un livre papier, puisqu’on peut plus facilement revenir à ces petites notes de début… ) Il y a sept cents ans, une Veuve Noire a vu une prophétie prendre vie dans sa toile de songes. Désormais, le Sombre Royaume se prépare à l’arrivée de sa Reine, la sorcière qui détiendra un pouvoir plus grand que celui du Sire d’Enfer lui-même. Mais, celle-ci est encore jeune, influençable et vulnérable face à ceux qui voudraient la pervertir. Or, quiconque la tient sous sa coupe contrôle la Ténèbre. Trois hommes, des ennemis jurés, le savent. Et ils connaissent la puissance que recèlent les yeux bleus de cette enfant innocente. Ainsi commence un impitoyable jeu d’intrigues, de magie et de trahisons, dans lequel la haine et l’amour sont les armes… et dont le trophée est bien plus redoutable que tous l’imaginent.

Amateurs (courageux) du genre: F.O.N.C.E.Z. (et vous êtes prévenus: accrochez vous!)

PS: j’en profite pour signaler que l’excellente Meg Corbyn est aussi née sous la plume de cet auteur, et que cette série là aussi vaut le coup, dans le genre vampires/loup garous – pas du tout façon Twillight, je vous rassure…

482 pages en version imprimée (lu en format Kindle), Ed. Bragelonne, 2012. Trad. C. Kreutzberger