By Zoé : Le secret du mari – Liane Moriarty

le_secret_du_mari-liane_moriartyUn bandeau sur la couverture qui indique « le roman qui a conquis l’Amérique », forcement c’est accrocheur. J’ai donc voulu en savoir plus et le pitch m’a convaincue : Cécilia tombe par hasard dans son grenier sur une enveloppe sur laquelle figue ces mots « à n’ouvrir qu’après ma mort »… Cette écriture, elle la connaît bien, c’est celle de John-Paul, son mari toujours bien vivant ! Que faire, oublier la lettre et ne pas l’ouvrir, céder à la curiosité de suite, en parler à son mari ? Alors ça y est vous aussi vous êtes intrigués, vous vous demandez ce que VOUS feriez ?

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Arthur Upfield – La mort d’un lac & L’empreinte du diable

l_empreinte_du_diable-arthur_upfield la-mort-d-un-lac_arthur-upfieldUn article pour deux livres.

Changement de décor pour ce livre dont il est difficile de dater l’action. Cela se passe en Australie, avec comme héros et investigateur Napoléon Bonaparte, né de mère aborigène et de père européen. 

L’enquêteur est dans chaque tome en infiltration mais sait se fondre dans des univers très différents, et pour une fois, les titres sont bien trouvés:

– La mort d’un lac raconte… la mort d’un lac et les disparitions inquiétantes qui interviennent dans la ferme située à proximité de ce lac. Le lac s’éteint tous les 30 ans pour revenir 30 ans après: on assiste à la mort des poissons, au départ des oiseaux migrateurs et à la panique des animaux qui viennent boire dans le lac. Mais surtout, Napoléon « Bony » Bonaparte enquête particulièrement sur la disparition d’un homme (supposé mort) qui avait touché un petit pactole qui n’a jamais été retrouvé non plus! Se faisant passer pour un dresseur de chevaux, il investit la petite équipe très fermée et arriver à faire parler les gens. On a soif, autant que les protagonistes, et on vit dans le désert australien avec cette équipe de gens un peu foldingues…. une lecture agréable, un peu surannée, mais qui ne manque pas de charme.

– L’empreinte du diable se déroule dans un univers radicalement différent: dans une pension de famille, dans les montagnes verdoyantes, un homme est retrouvé mort, dissimulé dans les fougères qui entourent la propriété. Il est en pyjama mais toutes ses affaires semblent avoir disparu de sa chambre sans que personne ne s’aperçoive de quoique ce soit. L’ambiance est aussi délicieusement rétro, on fume le cigare, boit en cachette et les clients laissent leurs chaussures tous les soirs devant leur porte, qu’elles soient cirées le matin. Et on joue aux cartes, on boit du thé, et Bony mène l’enquête, se faisant passer pour un client lambda.

Certes, ces deux polars ne sont pas des livres d’action, le rythme est relativement lent dans les deux épisodes (il y en a quasiment 30 autres!) mais l’ambiance est agréable, les enquêtes intelligentes, même si c’est parfois un peu compliqué, car il y a beaucoup de personnages. Les amateurs de sensations fortes doivent passer leur chemin, mais les amoureux de l’australie doivent se plonger dans les aventures de Bony, ils retrouveront les atmosphères si différentes de ce pays continent.

 Ed. 10/18 – 1991/2. Trad. M. Valencia