Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa

Les délices de Tokyo - Durian SukegawaChers amis lecteurs,

Je vous ai complètement abandonnés, la faute à plein de choses (et à Voltaire, qui est forcément dans le coup)… sans promesse, je vais essayer de revenir écrire quelques petits mots ici de temps en temps.

Ce qui me fait revenir, ce sont deux livres japonais, lus récemment, que j’ai particulièrement appréciés mais aussi une petite saga fantastique avec de l’amour dedans, bref, j’ai quelques cartouches dans ma musette… J’ai lu beaucoup de navets aussi, de choses « jetables » et oubliables, tout ne mérite pas un article, loin de là!

Pour aujourd’hui, ce sera les délices de Tokyo, où comment les haricots Azuki vont devenir le centre de votre univers le temps d’un livre. Il nous entraîne là où on ne s’y attend pas, une histoire presque poétique, en tout cas très mélancolique et très jolie, sur la vie, les obstacles, les revanches, les réussites, la différence et le regard des autres. Rien que ça, mais, loin de faire une bouillie lourde et indigeste, on en fait une histoire d’abord légère, très fluide, qui se laisse tranquillement déguster.

On va donc bien au delà de la cuisine, qui est seulement ici ce qui rassemble. D’une histoire apparemment simple, on plonge ensuite dans une partie plus sombre de l’histoire du japon. Léger d’apparence, un peu moins au fur et à mesure des pages…

La 4e de couverture:

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges dont sont fourrés les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

Magnifiquement adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel : un régal.

Vous l’aurez compris, je me suis totalement laissée porter par cette histoire, très vite lue, qui m’a donné envie de tester ces fameux dorayakis… et de voir le film, qui a été nommé à Cannes.

Et pour couronner le tout, une couverture ravissante.

Une très jolie découverte (qui aura aussi eu le mérite de me faire écrire ici!)

240 pages, Ed. Albin Michel, 2016. Trad. M. Dartois Ako

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