Block 46 – Johana Gustawsson

Encore un polar qui vient du froid… et qui fait franchement froid dans le dos.

Trouvé lors de la grosse OP de bragelonne (Merci Zoé pour l’info, merci Bragelonne d’avoir proposé certains livres à 0,99€ pendant une semaine..), j’admets que le prix a largement contribué à ce que j’achète le livre. J’essaie d’alterner polar et fantasy, histoire de ne pas me lasser d’un genre, et surtout, de ne pas vous lasser, vous amis lecteurs 🙂

Il est difficile de dire ce que genre de livre est, ou pas, un coup de coeur. C’est un peu trop violent et sombre pour en être un, mais ce qui est certain, c’est que l’histoire nous embarque et on est assez vite accroché aux aventures de nos héros frigorifiés.

J’ai simplement un énorme coup de gueule, qui a failli me faire poser le livre: allez savoir pourquoi, l’auteur décide d’exposer l’histoire via des personnages très secondaires; il y en a un qui est d’une vulgarité crasse et misogyne en super bonus. Le premier passage avec ce bonhomme arrive assez vite dans le livre, j’ai d’abord cru que ce serait tout du long comme ça, mais non, ouf! Sans quoi, j’aurais vite arrêté ma lecture, tant c’était insupportable. Pas compris l’intérêt!

Sinon, c’est un polar/thriller sombre, qui alterne flashbacks et temps présent, et qui nous plonge dans l’enfer des camps de concentration, on se demande d’abord où on va, mais on y va, et la lumière se fait petit à petit, inexorablement, vers le fin mot de l’histoire. En lecteurs assidus du genre, vous imaginerez les chutes, et les twists (évidemment qu’il y en a!) mais vous profiterez tout de même du voyage.

Ce n’est pas un livre à mettre entre toutes les mains, vous l’aurez compris.

La 4e de couverture en dit beaucoup, mais comme tout se met en place assez vite dans l’histoire, vous ne perdez pas trop d’effet de surprise.

Falkenberg, Suède. Le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d’une femme.

Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d’enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras.

Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie…

En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu’aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.

Pour les amateurs du genre, c’est une bonne option! Les commentaires sont assez mitigés sur la toile, mais je l’ai trouvé efficace. Est ce que je vais m’en souvenir dans 3 mois, c’est une autre histoire, mais il aura eu le mérite de me faire passer un moment somme toute distrayant!

La « suite » ou en tout cas les aventures suivantes de l’héroïne, Alexis, sont disponibles, c’est donc que l’histoire rencontre un certain succès.

480 pages imprimées, Ed. Milady, 2016. Trad. M. Jakubowski

 

Soul of London – Gaëlle Perrin-Guillet

Soul of London - Gaëlle Perrin-GuilletEncore un livre qui a atterri sans que je me souvienne comment dans ma liste de souhaits chez mon libraire en ligne (bon, maintenant que j’ai fait mon enquête post lecture, je vois que le livre est à peu près partout, il aurait donc fallu que j’y mette du mien pour passer à côté, mais c’est déjà arrivé…). A l’heure où j’écris ce petit mot, le prix pour la version électronique est de 2€, et franchement, ça vaut le coup. Lire la suite

Les enfants du cap – Michèle Rowe

Les enfants du cap - Michèle RoweLes avis sont mitigés sur ce livre, et je comprends pourquoi. Tout est une histoire, à mon sens, de point de vue de départ: vous attendez un polar ou vous attendez un roman qui se passe en Afrique du Sud.

Et c’est vrai qu’on part quand même un peu orientés, puisqu’un joli bandeau sur la couverture dit clairement que c’est un polar. Alors que, j’ai lu, très justement je trouve, des commentaires qui parlent d’un roman….

Du polar, ce livre aura le meurtre, et l’enquête, même si l’intrigue ne suffit pas à elle seule à porter le livre. L’auteur se concentre beaucoup sur les conditions de vie, les préjugés, la position de la femme, la vie des noirs post Apartheid, la vie des blancs, le développement économique mais aussi la corruption, la violence, la misère…etc, et l’intrigue peine à avancer dans tout ça.

J’ai traîné la patte aussi, et le résumé ne m’a pas aidé puisqu’il annonce un duo qui n’arrive qu’à la fin de l’histoire… mais qu’on attend tout du long…

Un roman sur fond d’enquête criminelle qui se passe en Afrique en Sud, voilà ce qu’est ce livre. Les amateurs de polars pur jus ne sont pas tous contents du voyage, et je les comprends! Pas un page turner chez moi, pas sûre de retenter l’aventure avec cet auteur.

(et du coup, j’ai déjà pris du retard dans les articles de blog…. !)

Bref, je ne vais pas vous coller le résumé en entier, puisqu’il ma déplu, mais voici la version qui me paraît suffire:

Persy Jonas, jeune inspectrice noire issue d’un township, enquête sur un meurtre qui la renvoie à sa propre histoire. 
Tensions raciales, préjugés, corruption, violence… Avec cette première enquête de Persy Jonas, couronnée par le Debut Dagger Award, Michèle Rowe autopsie la réalité sociale d’une Afrique du Sud postapartheid rongée par ses vieux démons.
 
Plus que l’intrigue, classique et bien troussée, ce sont le décor et le contexte politique qui contribuent à l’originalité de ce roman. Pascale Frey, Elle.

512 pages, Ed. Le Livre de poche, 2017. Trad. E. Ménévis

Mariachi Plaza – Michael Connelly

Mariachi Plaza - Michael ConnellyConnelly, c’est toute une histoire pour moi: c’est le premier polar « de grand » que j’ai lu, et je m’en souviens comme si c’était hier (alors que c’est pas franchement récent…).

J’ai donc toujours une tendresse particulière pour ses livres, et surtout pour Harry Bosch, ce flic au grand cœur, incorruptible et acharné, qui sauve la veuve et l’orphelin, qui défie les règlements pour rendre des comptes aux victimes, parfois au péril de sa vie et de son badge.

Il y a eu de l’excellent, du culte, du franchement mauvais (même si ça me peine de le dire), et de l’entre deux. Ici, le livre se situe selon moi dans cet entre-deux, loin d’être mauvais, comprenez moi bien, mais auquel il manque un je-ne-sais-quoi de piquant, de différent, de fun… J’ai trouvé que c’était assez plat, et même si on sent que Connelly est rôdé à l’exercice, que les intrigues sont menées de main de maître, je n’ai pas été transportée.

Harry Bosch est en fin de carrière, et il travaille sur un cold case avec une nouvelle équipière: un homme, qui avait été fauché par une balle sur Mariachi plaza, et laissé paralysé mais vivant, finit par décéder des années plus tard. Bosch enquête… Et par ailleurs, sa nouvelle équipière est hantée par ses propres démons…

Après avoir mené ma petite enquête (lire du polar donne des idées tiens!), il s’avère que les avis convergent globalement tous vers 2 points: c’est pas mal (certains ont adoré, mais ont ils lu les Connelly d’époque? en commençant par les égouts de Los Angeles, of course, et en n’oubliant pas les autres livres, avec Terry McCaleb … – ne comptez pas sur moi pour vous parler de Mickey Haller, l’avocat, je n’ai jamais accroché plus que ça) mais c’est lent, le début est franchement poussif, et le rythme de la fin ne compense pas cette sensation d’ennui… Certains disent aussi, et je les rejoins volontiers, que ce livre est une sorte de passage de témoin entre Bosch et la « nouvelle » Soto…

Mais Harry a encore un tour dans son sac, le livre qui est actuellement disponible en gros, « Jusqu’à l’impensable », met en scène Harry (pourtant retraité « malgré lui » d’après le résumé) et son cher beau frère, le fameux Mickey Haller, avocat de son état.

Et, si je pousse encore un peu mes « recherches », je trouve 2 autres titres parus en VO avec Mister Bosch… qui n’est effectivement plus dans la police, mais qui y revient quand même. Pfiou… On a donc pas encore fini d’entendre parler d’Harry Bosch et encore moins de Michael Connelly. La prochaine pépite est donc peut être au tournant suivant? Mais ce n’était pas pour ce coup-là.

Le prochain, avec Mickey, me branche d’ores et déjà moyennement, mais le suivant m’intrigue bien… ! A suivre donc… Pas de nouvelle de la demoiselle équipière pour le moment, on la retrouvera peut être au fil des pages.

Et, encore lors de mes recherches, je trouve une nouvelle « section » dans la page wiki consacrée à Connelly, une série qui met en scène Renée Ballard, dans un livre en VO à paraître en juillet de cette année… Voilà ma théorie de nouvelle équipière mise à mal puisque c’est une policière qui fait partie de l’équipe de nuit de la police qui mène ses propres enquêtes. Que d’actualité chez Connelly! Nous voilà équipés avec de la lecture pour un moment 🙂

Et, au passage, je signale une série télé (que je débute seulement, mais qui paraît prometteuse): Bosch, sur amazon prime. 3 saisons (une 4e en développement), les premiers épisodes sont franchement captivants, Connelly fait partie de ceux qui sont à la manœuvre, voilà qui est fort plaisant (merci Zoé!!).

512 pages, Ed. Le Livre de poche, 2017. Trad. R. Pépin

PS: Mariachi Plaza existe vraiment… si, comme moi, vous vous posiez la question! 😉

PPS: 6 autres livres de Connelly sont chroniqués sur ce blog, au cas où!

L’île du serment – Peter May

L'île du serment - Peter MayJ’ai lu tout (sinon tout, du moins beaucoup) de Peter May. Grand chouchou avec la saga chinoise que j’ai dévorée, surprenant avec la saga écossaise (quel changement de décor et d’ambiance!), bref, je ne suis pas sûre d’être tout à fait objective quand il s’agit de cet auteur.

On embarque cette fois ci pour un décor radicalement différent, les îles de la Madeleine, loin, là haut, au Canada. Huis clos étouffant, mais ce n’est pas une nouveauté dans le style de l’auteur. Paysages magnifiques, bouffées d’air frais et pur, on vit la nature comme dans tous les autres romans de l’auteur, et, alors que j’ai lu le livre il y a quelques temps, c’est vraiment cette partie là que je garde de manière très précise en mémoire.

L’histoire est d’apparence assez banale, un meurtre à résoudre, un suspect facile, mais elle prendra une dimension différente, un peu mystique, pour faire écho à des événements survenus quelques siècles plus tôt.

Ce n’est donc pas un polar conventionnel, mais plutôt un roman qui mêle intrigue policière, roman d’aventures (par le côté nature, découverte d’un endroit méconnu, etc – pas du tout par l’action) mais également une belle histoire d’amour, un peu mélancolique par moments. Ingrédients qui peuvent ne pas plaire aux amateurs de polars purs jus… J’ai accepté de me laisser entraîner dans l’histoire, et même si je reconnais volontiers que ce n’est pas le meilleur que j’ai lu de cet auteur, c’est tout de même un moment fort sympathique, et rien que pour l’air chargé d’iode et d’embruns que j’ai pu respirer pendant quelques pages, j’étais ravie du voyage.

Les fans de Peter May suivront, je suis moins convaincue que les autres nous retrouveront. Si toutefois vous n’êtes pas lecteur, jetez vous sur la série chinoise et/ou sur la série écossaise, vous ne serez pas déçus!

Pour la 4e de couverture: Kirsty Cowell a-t-elle poignardé son mari à mort, cette nuit tourmentée sur Entry Island, à l’extrême-ouest du Canada ? Tous le croient, tout l’accable et pourtant Sime Mackenzie, l’enquêteur chargé de l’interroger, ne peut se résoudre à l’accuser. Mais cet étrange sentiment de familiarité qu’il éprouve à son égard n’est-il pas une arme dangereuse offerte à une femme manipulatrice ? À moins que les rêves étranges qui le ramènent à la vie de son aïeul, émigré des Hébrides en terre de Québec au dix-neuvième siècle, ne recèlent une part du mystère ?

520 pages, Ed. Babel, 2016. Trad. J.R. Dastugue

 

Tu tueras la père – Sandrone Dazieri

Tu tueras le père - Sandrone DazieriMe revoilà! Je lis (c’est une bonne nouvelle) mais je n’écris pas, donc les brouillons d’articles s’empilent…

Ce thriller là, j’ai réussi à le finir en quelques jours. Il fut un temps, j’aurais trouvé ça excessivement long, mais à l’heure actuelle, c’est quasi un record! J’ai même failli rater ma station de métro, et c’est toujours bon signe.

Bon, la 4e de couverture en dit évidemment bien trop pour que je la laisse filtrer dans cet article…Voilà ce que j’en dirais:

Un père est retrouvé complètement effondré sur une route: son fils et sa femme ont disparu. L’épouse sera retrouvée, mais l’enfant restera introuvable. 

Commence alors une course contre la montre pour les équipes de policiers en charge de l’enquête, que ce soit officiellement ou officieusement. Cette enquête réveille de mauvais souvenirs, fait écho à une vieille affaire où l’enfant avait finalement réussi à s’échapper, mais où le ravisseur avait trouvé la mort.

Chaque protagoniste devra faire face à ses démons pour démêler cette affaire, sauver l’enfant, le tout au péril de leurs vies.

C’est succinct, j’en conviens, mais je crois que ça suffit. Vous l’avez compris: c’est une histoire d’enlèvement d’enfant, avec quelques meurtres au passage, des fantômes du passé et de sombres magouilles, comme toujours. Ça se tient en Italie, on bouge beaucoup, les héros sont bien torturés comme il faut…

J’ai eu du mal à poser le livre, ai été tenue en haleine tout du long, et surprise par le dénouement! Il y a même des bonus inattendus, des moments où on se rend compte que l’on s’est fait avoir.. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour me faire dire que les amateurs du genre doivent se précipiter sur ce livre s’ils sont passés à côté. Le livre est disponible en poche depuis octobre 2016, profitez en…

552 pages, Ed. Robert Laffont, 2015. Trad. D. Gachet