Opération Napoléon – Arnaldur Indridason

Opération Napoléon - Arnaldur IndridasonBon, ne tournons pas autour du pot: ça se lit vite, mais alors c’est franchement une histoire jetable ou presque.

Un avion nazi qui est retrouvé dans un glacier islandais, qui déclenche une série d’événements aux conséquences dramatiques (le nombre de morts autour de cette histoire est …. débile). Et évidemment, les Américains sauvent le monde ou presque…  bref.

C’est franchement pas la lecture de l’année, c’est un livre à lire (pour les amateurs de théorie du complot et de thriller au rythme soutenu) dans un train ou un avion et à oublier dès la dernière page tournée.

Quand je pense aux livres de qualité que j’ai pu lire de cet auteur, la comparaison avec celui là est franchement surprenante. Je pense notamment à la cité des jarres qui m’avait fait me ruer sur la suite, mais cet engouement s’est doucement étiolé au fur et à mesure de mes lectures.

Les critiques sont très mitigées, on sent que l’attachement à l’auteur ne suffit plus pour faire recette.

Next! Que c’est difficile de trouver un polar ou un bon livre d’action…!!

432 pages, Ed. Points, 2016. Trad. D. Fauquemberg (Damned! Je lis au passage que ce livre a été écrit en 1999…. Les sirènes du marketing et de la communication sont encore passées par là, pas sûre que ce soit intéressant pour l’auteur…)

 

Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa

Les délices de Tokyo - Durian SukegawaChers amis lecteurs,

Je vous ai complètement abandonnés, la faute à plein de choses (et à Voltaire, qui est forcément dans le coup)… sans promesse, je vais essayer de revenir écrire quelques petits mots ici de temps en temps.

Ce qui me fait revenir, ce sont deux livres japonais, lus récemment, que j’ai particulièrement appréciés mais aussi une petite saga fantastique avec de l’amour dedans, bref, j’ai quelques cartouches dans ma musette… J’ai lu beaucoup de navets aussi, de choses « jetables » et oubliables, tout ne mérite pas un article, loin de là!

Pour aujourd’hui, ce sera les délices de Tokyo, où comment les haricots Azuki vont devenir le centre de votre univers le temps d’un livre. Il nous entraîne là où on ne s’y attend pas, une histoire presque poétique, en tout cas très mélancolique et très jolie, sur la vie, les obstacles, les revanches, les réussites, la différence et le regard des autres. Rien que ça, mais, loin de faire une bouillie lourde et indigeste, on en fait une histoire d’abord légère, très fluide, qui se laisse tranquillement déguster.

On va donc bien au delà de la cuisine, qui est seulement ici ce qui rassemble. D’une histoire apparemment simple, on plonge ensuite dans une partie plus sombre de l’histoire du japon. Léger d’apparence, un peu moins au fur et à mesure des pages…

La 4e de couverture:

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges dont sont fourrés les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

Magnifiquement adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel : un régal.

Vous l’aurez compris, je me suis totalement laissée porter par cette histoire, très vite lue, qui m’a donné envie de tester ces fameux dorayakis… et de voir le film, qui a été nommé à Cannes.

Et pour couronner le tout, une couverture ravissante.

Une très jolie découverte (qui aura aussi eu le mérite de me faire écrire ici!)

240 pages, Ed. Albin Michel, 2016. Trad. M. Dartois Ako

By Zoé : Le secret du mari – Liane Moriarty

le_secret_du_mari-liane_moriartyUn bandeau sur la couverture qui indique « le roman qui a conquis l’Amérique », forcement c’est accrocheur. J’ai donc voulu en savoir plus et le pitch m’a convaincue : Cécilia tombe par hasard dans son grenier sur une enveloppe sur laquelle figue ces mots « à n’ouvrir qu’après ma mort »… Cette écriture, elle la connaît bien, c’est celle de John-Paul, son mari toujours bien vivant ! Que faire, oublier la lettre et ne pas l’ouvrir, céder à la curiosité de suite, en parler à son mari ? Alors ça y est vous aussi vous êtes intrigués, vous vous demandez ce que VOUS feriez ?

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Le secret de Crickley Hall – James Herbert

Le_secret_de_crickley_hall-james_herbertAprès la tentative de lecture du livre qui faisait presque peur, j’ai voulu lire un vrai livre qui fait peur, donc j’ai pioché dans les livres fantastiques/horreur.
Il est vrai que ce livre fait un peu peur… Il ne faut pas trop le lire le soir quand il fait noir dans la chambre!
L’histoire: une famille de 4, en plein drame familial, se rapproche du lieu de travail du père, afin de s’éloigner des mauvais souvenirs qui hantent la maison londonienne. Ils se retrouvent donc en rase campagne anglaise, dans une veille bâtisse aux airs déprimants. Et là, la maison va révéler tous ses secrets, terrifiants et ne laisser aucun répit aux membres de la famille, y compris pour le chien!
Une bonne lecture efficace, peut être un brin repétitive, mais qui fait son effet. Une bonne petite dose de frissons.
Amis lecteurs, ceux qui n’aiment pas les fantômes et les histoires de fantômes, passez votre chemin!
Pour les histoires qui m’ont vraiment fait peur, outre Ca de Stephen King, je me souviens du Cabinet de Curiosités de Preston et Child… Je n’avais pas pu lâcher le livre avant que le méchant soit hors d’état de nuire!

Une bonne lecture, même si je ne classerai pas ce livre dans la catégorie des chefs d’oeuvre, comme j’ai pu le lire ici ou là au sujet de ce livre.

762 pages, Ed. Milady, 2011