Dominium mundi, T2 – François Baranger

dominium-mundi-livre_2-francois-barangerJ’avais été surprise d’accrocher autant à la lecture du premier tome, j’étais donc impatiente de lire la suite.

Nos héros ont voyagé à travers l’espace et sont enfin arrivés sur la planète qui est à l’origine de cette croisade. Comme à chaque fois, c’est un exercice périlleux que de commenter un second tome… 

Nos héros débarquent donc sur la planète, et le livre change radicalement de visage. De space opéra, on s’oriente maintenant vers une partie plus guerrière et militaire, où autochtones, rebelles et soldats s’affrontent pour l’avenir de la planète mais aussi pour celui de la civilisation.

Les objectifs de la croisade sont dévoilés au fur et à mesure de l’histoire, et vous vous doutez que les surprises sont nombreuses, même si je reconnais avoir été franchement étonnée du « twist » principal de l’intrigue, qui m’aura arraché un sourire que je ne sais toujours pas qualifier aujourd’hui, et c’est bien embêtant. Entre vrai étonnement et cynisme…mon coeur balance.

On parle politique, leadership, foi, différences de cultures, racisme, fanatisme, écologie… tous les thèmes qui font la une de notre actualité.

Une fois tous ces éléments posés, le moment est venu de donner mon avis, et je reconnais être bien embêtée. La rupture d’ambiance est logique, mais j’avais tellement aimé ce côté space opéra que me retrouver dans la chaleur d’une planète hostile n’a pas été évident sur les premières pages. Et j’ai trouvé ce livre nettement plus « lourd » que le précédent, tant par les longueurs des descriptions ou des échanges que par les thèmes abordés, c’était trop. (816 pages, ceci explique peut être cela?)

Surtout que, pour ce second tome, la comparaison avec Dune peut faire du tort à l’histoire. Dune n’est pas autant orienté religion que Dominium Mundi mais les rebelles qui se battent dans le désert font forcément écho avec l’histoire de M. Herbert. Et je trouve que, si comparaison il y a, Dune gagne ce round, car il est plus concis et nous permet de vivre, avec moins de détails, une histoire tout aussi intense et efficace.

J’ai tout de même tenu jusqu’à la fin, avec des passages qui ont plus réussi à me captiver que d’autres, mais j’ai refermé l’histoire avec un sentiment de déception… Je garde tout de même un bon souvenir de cette saga, car la foule de détails permet de vivre les livres comme un film et donc de bien l’ancrer dans nos esprits. Certains lecteurs regrettent d’ailleurs ce niveau de détails, qui ne laisse pas au lecteur la possibilité d’imaginer son histoire. Me concernant, je trouve que c’est un parti pris, assumé jusqu’au bout de l’histoire et qui ne m’a pas surprise – c’était déjà le cas dans le premier tome. J’ai plus été déçue par la longueur de certains passages, à mon sens, inutiles à l’histoire. Un peu trop d’états d’âme?

En tout cas, les critiques sont de nouveau dithyrambiques pour ce livre, qui a su en rallier plus d’un à sa cause (même si, de ci, de là, on peut lire des commentaires plus mitigés). Vous l’aurez compris, je suis plus réservée. Quelques nombreuses pages en moins auraient peut-être pu me permettre d’avoir un joli coup de cœur pour cette histoire.

Amateurs de SF et avides de détails, cette histoire est pour vous!

Gardons tout de même à l’esprit que c’est un premier roman, et que c’est une très jolie prouesse! Et aussi, c’est français publié en France par une petite maison d’édition, ce qui est ENCORE mieux.

816 pages, Ed. Critic Editions, 2014.

4e de couverture:

« Cette guerre pour laquelle il s’était engagé n’était pas une guerre de religion, ni même une simple guerre de conquête ou de colonisation, mais bel et bien une guerre d’extermination. »

2205. C’est le débarquement. Les troupes de l’Empire Chrétien Moderne se déploient dans les plaines arides d’Akya du Centaure.

A l’arrière, Albéric Villejust organise la rébellion qui gronde parmi les inermes.

De leur côté, Tancrède de Tarente et Clorinde ont retrouvé l’amour, une foi inébranlable, et comptent mener à bien leur mission, au nom du tout-puissant Pape Urbain IX. En tant que méta-guerriers, la prise de l’ultime tombeau du Christ repose en grande partie sur leurs épaules.

Mais sous l’implacable soleil centaurien, rien n’est gravé dans le marbre. Alors que les rebelles se cachent et s’organisent dans le désert, que les Atamides se révèlent plus dangereux que prévu, les luttes de pouvoir s’intensifient et des forces nouvelles s’agitent dans l’ombre. De ces zones obscures dépendront l’avenir d’Akya, des nouveaux Croisés et, à plus grande échelle, de peuples entiers…

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