L’assassin de l’agent de police – Maj Sjöwall et Per Wahlöö

l_assassin_de_l_agent_de_police-sjowall-wahloo Un livre du grenier! Ou dans mon cas, un livre de la cave. Les cartons de livres sont pleins de bonnes choses qui ne demandent qu’à être lues, donc.. pourquoi se priver?

Sjöwall et Wahlöö sont les précurseurs du polar (même si je suis sûre qu’il y en a plein d’autres des précurseurs…) et j’ai déjà lu plusieurs de leurs enquêtes (ici et là).

Ce sont des polars que je pourrais qualifier de « tranquilles ». Pas de violence (enfin, il y a bien toujours un meurtre, certes), pas d’effusion de sang, pas d’experts à la recherche de cellules épithéliales ou de triangulation portable/GPS/micro ondes…. et pas d’extraterrestre non plus. TRAN.QUI.LLE. Old school. Rétro. Zen.

Peut être même un chouia trop. Je reconnais que j’ai manqué un peu de dynamisme dans cette enquête qui commence de manière fort conventionnelle: un meurtre, que le lecteur connaît mais qui est en fait une disparition: pas de cadavre…. Mais forcément, le cadavre refait surface, et l’enquête est lancée.

Le côté zen, si l’enquête ne suit pas, peut virer au longuet, voire … chiant. Et malheureusement, la balance a basculé de ce côté. Alors ce n’est pas désagréable, loin de là, mais c’est un peu mollasson.

Pas le meilleur livre pour nouer des relations avec notre héros et ses sbires! Et une image de la Suède qui n’est pas franchement rose, avec une société passée au gant de crin, ce qui ne fait pas rêver (mais ça date de 1987, donc peut être à replacer dans un contexte d’époque que je ne connais pas), et une analyse de la presse qui fait froid dans le dos…!

Pas le meilleur, mais pas si pire non plus, c’est un roman policier qui va un peu au delà du roman policier, avec des messages dedans. Sont ils toujours d’actualité? Ceux sur la presse, oui, les autres sont un peu trop liées au pays pour que je puisse juger….Un polar/moment de vie de Suède.

Bref, bien mais pas top, j’étais pas mécontente d’arriver à la fin, je dois l’avouer… Un peu trop zen à mon goût! Ou trop politique finalement, je voulais simplement un polar….

et hop, 4e de couverture pour la route:

Au fin fond de la campagne suédoise, un cadavre de femme est retrouvé dans un marécage. C’est la personnalité de son voisin qui intéresse particulièrement la police. Mais comme souvent, les apparences sont trompeuses et les préjugés, tenaces. c’est alors qu’une fusillade oppose des flics à des adolescents. L’un des policiers décède et Malm organise la chasse à l’ado survivant. Les méthodes employées montrent que la militarisation des forces de police a bel et bien commencé. Martin Beck et Lennart Kollberg sont sur les deux affaires. plongés dans une ambiance provinciale peu familière, ils vont croiser une vieille connaissance, que tout désigne comme un coupable idéal. Les appels au lynchage, la médiocrité de la presse, la crétinerie des flics de base menacent de faire dégénérer la situation. Ecoeuré, Lennart Kollberg décide de quitter la police.

 381 pages, Ed. 10-18, 1987. Trad. P. Bouquet

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